Une actualité publiée par l’INRS le 28 septembre 2026 rappelle que les accidents exposant au sang et aux liquides biologiques (AES) restent un sujet de prévention pour les professionnels de santé. Certains agents infectieux émergents peuvent également être concernés. Pour un établissement sanitaire ou médico-social dont les équipes réalisent des activités exposantes, cette information est une occasion de réexaminer l’organisation de la prévention.
Une actualité de prévention, pas l’annonce d’une nouvelle loi
L’INRS relaie une mise au point scientifique et rappelle des mesures de prévention. Cette publication n’annonce pas, à elle seule, une nouvelle obligation réglementaire. Elle souligne que des transmissions après AES ont été documentées pour certaines infections émergentes, tout en précisant que ces situations restent rares. Il ne s’agit donc pas d’affirmer que tous les établissements sont confrontés au même niveau de risque.
Partir des activités réellement réalisées
La démarche générale de l’INRS consiste à interrompre la chaîne de transmission des agents biologiques, en agissant autant que possible en amont. Les mesures doivent correspondre à l’activité et à l’évaluation des risques : organisation du travail, protections collectives, équipements individuels appropriés, information et formation se complètent. Une réponse limitée au rappel de porter des gants ne constitue pas, à elle seule, une analyse de l’organisation.
Trois vérifications proposées par FPRP
Les situations exposantes sont-elles identifiées ? Reprendre avec les équipes les activités concernées et les circonstances des incidents connus. Vérifier si les informations disponibles justifient une révision de l’évaluation ou du plan d’action. Ne pas généraliser une exposition à partir du seul intitulé de poste.
Les mesures prévues sont-elles utilisables sur le terrain ? Examiner l’accès aux matériels, aux moyens de protection et aux informations utiles. Un échange avec les professionnels peut faire ressortir un écart entre la procédure écrite et les contraintes du travail réel.
Le parcours après accident est-il connu ? Vérifier que chacun sait où trouver la conduite à tenir validée, qui contacter et comment obtenir rapidement une évaluation médicale. Inclure dans ce contrôle les remplaçants et les équipes présentes en horaires décalés.
Après une exposition, ne pas retarder la prise en charge
L’INRS insiste sur une prise en charge sans délai après un AES. Appliquer la conduite à tenir de l’établissement et solliciter le professionnel médical compétent. L’évaluation du risque infectieux, un éventuel traitement et le suivi relèvent d’une prise en charge médicale : cet article ne fournit pas de protocole de soins.
Pour approfondir l’organisation de votre démarche, consultez aussi notre article DUERP : quand mettre à jour le document unique ? Pour échanger sur vos besoins en prévention et en formation, contactez Formation Prévention des Risques Professionnels (FPRP).
Sources et portée
INRS, Accidents exposant au sang et aux liquides biologiques : maintenir la vigilance face aux maladies infectieuses émergentes, mise à jour du 28 septembre 2026. Source d’actualité consultée le 5 octobre 2026 ; la synthèse publique a été consultée, pas l’intégralité de l’article scientifique auquel elle renvoie.
Complément méthodologique : INRS, Prévenir les risques biologiques — Prévention, rubrique générale de prévention consultée le 5 octobre 2026. Les trois vérifications ci-dessus sont des propositions FPRP, à adapter avec les acteurs compétents de l’établissement.
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